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Données

Prix des granulés de bois : le dernier relevé public

Par la rédaction de Comparons l'énergie publié le mis à jour le

L'essentiel

Le prix moyen des granulés de bois est de 387,68 € TTC la tonne en vrac et de 385,23 € TTC la tonne en sacs au deuxième trimestre 2026, dernier trimestre renseigné par le ministère chargé de l'énergie au 27 octobre 2026. Cela fait 8,4278 € TTC les 100 kWh en vrac, et environ 5,78 € le sac de 15 kg (calcul de la rédaction). C'est 12,4 % de plus qu'un an plus tôt, mais 36,4 % de moins qu'au point haut du quatrième trimestre 2022. Ce sont des moyennes nationales, pour un ménage : un devis de distributeur peut s'en écarter.

Poêle à bois noir allumé dans un coin de séjour, deux paniers d'osier remplis de granulés posés sur un parquet clair
Image générée par IA (image virtuelle) — illustration, ne représente ni un produit, ni une personne, ni un lieu réels.

La valeur du moment

  • 387,68 € la tonne de granulés en vrac TTC T2 2026
  • 385,23 € la tonne de granulés en sacs TTC T2 2026
  • + 12,4 % en un an pour le vrac, contre 344,95 € la tonne T2 2026

Le dernier prix publié porte sur le deuxième trimestre 2026. Il vient de la base Pégase du service statistique du ministère chargé de l’énergie (SDES), fichier « Prix ménages Bois », dont le millésime d’octobre 2026 a été mis en ligne le 9 octobre. La série est trimestrielle : les mois de juillet à septembre 2026 figurent dans le fichier, mais leurs cases sont encore vides. La prochaine livraison du jeu de données est annoncée pour le 6 novembre 2026, et les données sont diffusées sous Licence Ouverte.

Le relevé lui-même n’est pas fait par le ministère : sa note de méthode, mise à jour le 24 avril 2026, indique que le prix des granulés de bois lui est fourni par le CEEB, le Centre d’étude de l’économie du bois. Les deux formats vendus aux ménages sont suivis séparément.

FormatPrix TTC de la tonnePrix TTC des 100 kWh
Granulés en vrac387,68 €8,4278 €
Granulés en sacs385,23 €8,3746 €

L’écart entre les deux formats est devenu minime : 2,45 € la tonne, soit 0,6 %. Ce n’était pas le cas pendant la crise de 2022, où les sacs se sont payés jusqu’à 49,83 € la tonne de plus que le vrac, au deuxième trimestre. Ramené au conditionnement courant, le sac de 15 kg ressort à 5,78 € et une tonne représente environ 67 sacs (calculs de la rédaction). Le ministère ne publie aucun prix pour la palette, dont le poids varie selon le conditionneur : pour l’estimer, multipliez le prix de la tonne en sacs par le poids annoncé sur le devis.

Ce que ça change pour votre facture

L’ADEME retient, pour un poêle à granulés utilisé en chauffage principal, une consommation moyenne d’une à deux tonnes par an, selon la surface chauffée, l’isolation, la zone géographique et la température de consigne. Au prix du deuxième trimestre 2026, cela met le combustible entre 385 et 770 € par an en sacs.

SituationQuantitéCoût TTC du combustible
Poêle, consommation basse (ADEME)1 tonne en sacs385 €
Poêle, consommation haute (ADEME)2 tonnes en sacs770 €
Maison type, chaudière à granulés (rendement 85 %, 10 000 kWh de chaleur)environ 2,56 tonnes en vracenviron 992 €

Calculs de la rédaction, énergie seule, hors achat et pose de l’appareil et hors entretien. Le rendement de 85 % est le bas de la fourchette de 85 à 105 % que l’ADEME donne pour les chaudières à granulés dans son guide de décembre 2025 ; c’est aussi celui que retient notre comparateur des coûts de chauffage, avec le même besoin de 10 000 kWh. L’écart entre les deux premières lignes et la troisième n’est pas une contradiction : une tonne de granulés brûlée dans un appareil à 85 % de rendement ne rend que 3 910 kWh de chaleur. Le repère de l’ADEME couvre donc un besoin de 3 900 kWh (1 tonne à 85 %) à 8 300 kWh (2 tonnes à 90 %), et non les 10 000 kWh d’une maison entière.

À ce budget s’ajoutent des frais d’usage que l’ADEME chiffrait en mars 2023 : de 5 à 25 € HT par an d’électricité pour l’alimentation et la régulation du poêle, de 120 à 250 € HT par an de contrat d’entretien, puis la bougie d’allumage (de 47 à 80 € HT, environ tous les trois ans) et le joint d’étanchéité (30 € HT en moyenne). Pour situer ce coût face aux autres énergies de la maison, notre comparatif du coût de chaque énergie de chauffage applique les mêmes besoins et les mêmes rendements à l’électricité, au gaz, au fioul et à la pompe à chaleur.

L’historique, trimestre par trimestre

Prix TTC de la tonne, moyennes nationales pour un ménage :

TrimestreVracSacs
2ᵉ trimestre 2026387,68 €385,23 €
1ᵉʳ trimestre 2026382,71 €367,68 €
4ᵉ trimestre 2025370,46 €365,03 €
3ᵉ trimestre 2025352,94 €346,16 €
2ᵉ trimestre 2025344,95 €347,66 €
2ᵉ trimestre 2024350,56 €347,38 €
2ᵉ trimestre 2023430,69 €463,24 €
4ᵉ trimestre 2022609,55 €636,91 €
1ᵉʳ trimestre 2022340,31 €338,29 €

Le point haut de la série, ouverte en 2007, est le quatrième trimestre 2022 : 609,55 € la tonne en vrac, soit 79 % de plus qu’au premier trimestre de la même année. L’ADEME attribuait cette flambée à la hausse des coûts de production — matière première, fabrication, transport, emballages — et à un recours accru aux importations pour répondre à une demande en forte croissance. Le prix a ensuite reflué pendant dix trimestres, en dents de scie, jusqu’à 344,95 € au deuxième trimestre 2025, son point bas depuis la crise. Il remonte depuis quatre trimestres sans revenir près du pic : il reste 36,4 % sous son niveau de fin 2022.

Comprendre le calcul

Pour passer de la tonne au kWh, le SDES applique un pouvoir calorifique de 4 600 kWh par tonne, soit 4,6 kWh par kilo : 387,68 € divisés par 4 600 kWh donnent bien 8,4278 € les 100 kWh. Ce n’est pas une convention arbitraire. L’arrêté du 30 mars 2022, en vigueur depuis le 1er septembre 2023, fixe précisément à 4,6 kWh/kg au minimum le pouvoir calorifique des granulés mis sur le marché pour le chauffage domestique.

Le prix affiché est toutes taxes comprises. Les granulés relèvent du taux réduit de TVA de 10 %, au titre des « produits de la sylviculture agglomérés destinés au chauffage » de l’article 278 bis du code général des impôts, précision confirmée par la doctrine fiscale publiée au BOFiP. Sur les 387,68 € d’une tonne en vrac, la TVA pèse donc 35,24 €, soit 9,1 % du prix payé (calcul de la rédaction). Contrairement à l’électricité et au gaz, aucun tarif réglementé ni prix repère n’encadre ce marché : chaque distributeur fixe son prix librement, et la seule référence publique est la statistique trimestrielle du ministère.

Granulés, fioul ou propane : le prix du kWh livré

Les trois combustibles livrés aux maisons sans gaz de ville sont relevés par le même service statistique, dans la même unité : euros TTC pour 100 kWh.

Combustible2ᵉ trimestre 20262ᵉ trimestre 2025Sur un an
Granulés en vrac8,4278 €7,4989 €+ 12,4 %
Fioul domestique16,6187 €11,0649 €+ 50,2 %
Propane17,5414 €17,0054 €+ 3,2 %

Moyennes des trois mois du trimestre pour le fioul et le propane, calculs de la rédaction. Le kWh de granulés coûte ainsi près de moitié moins que celui du fioul : 8,4278 € contre 16,6187 € les 100 kWh, soit 97 % de plus pour le fioul. L’avantage s’est creusé en un an, la hausse du prix du fioul domestique ayant été quatre fois plus forte que celle du granulé. Attention toutefois : ces prix comparent de l’énergie achetée, avant le rendement de l’appareil, et ces trois combustibles sont comptés sur le pouvoir calorifique inférieur, alors que le gaz naturel est facturé sur le pouvoir calorifique supérieur — ces valeurs ne se reportent donc pas telles quelles sur une facture de gaz. Pour l’électricité, le repère est le prix du kWh et la grille du Tarif Bleu.

Quelle consommation de granulés de bois ?

Trois chiffres suffisent pour l’estimer : le besoin de chaleur du logement en kWh, le rendement de l’appareil et les 4 600 kWh d’une tonne. Divisez le besoin par le rendement, puis par 4 600.

Pour le rendement, l’ADEME publie des mesures en conditions réelles : les poêles à granulés tournent entre 85 et 90 %, soit 4 à 5 % de moins en moyenne que les valeurs mesurées en laboratoire ; à allure réduite, le rendement perd encore 5 % en moyenne par rapport à l’allure maximale. Un besoin de 10 000 kWh de chaleur demande donc de 2,42 à 2,56 tonnes de granulés, soit de 931 à 985 € par an en sacs au prix du deuxième trimestre 2026 (calculs de la rédaction).

L’autonomie, elle, se joue sur le réservoir : de 15 à 50 kg selon les modèles, c’est-à-dire d’un à cinq jours de chauffe.

Quelle différence entre pellets et granulés ?

Aucune : c’est le même produit, de la sciure et des copeaux comprimés en petits cylindres. « Pellet » est le mot anglais, passé dans l’usage commercial français ; les textes qui encadrent le produit, eux, ne l’emploient pas. L’arrêté du 30 mars 2022 parle de « granulés », le code général des impôts de « produits de la sylviculture agglomérés destinés au chauffage », et la base Pégase publie des « granulés de bois ». Un sac étiqueté « pellets » et un sac étiqueté « granulés » sont soumis exactement aux mêmes obligations.

Ne pas confondre, en revanche, avec les briquettes, aussi appelées bûches densifiées : plus grosses, de 20 à 35 cm, elles alimentent un poêle à bûches et non un poêle à granulés, et répondent à d’autres critères — 12 % d’humidité maximale contre 10 % pour les granulés.

Ce que la réglementation garantit sur la qualité

Depuis le 1er septembre 2023, les granulés vendus pour le chauffage domestique doivent respecter six critères fixés en annexe de l’arrêté du 30 mars 2022, mesurés selon la norme ISO 17225-2 (classes A1 et A2) :

CritèreValeur imposée
Humidité (sur masse brute)10 % au plus
Cendres à 550 °C (sur masse sèche)1,2 % au plus
Taux de fines (sur masse brute)1,0 % au plus
Additifs non ligneux (sur masse sèche)2 % au plus
Azote (sur masse sèche)0,5 % au plus
Pouvoir calorifique4,6 kWh/kg au moins

Un second texte du même jour, le décret n° 2022-446, oblige depuis le 1er septembre 2022 le distributeur à indiquer la nature du combustible et son taux d’humidité directement sur la facture ainsi que sur le lieu ou le site de vente, et à remettre ses recommandations de stockage et d’utilisation au plus tard à la réception de la commande. L’ADEME conseille par ailleurs de privilégier un combustible porteur d’un label de qualité.

Côté entretien, l’obligation ne dépend pas du combustible : un professionnel qualifié doit intervenir au moins une fois par an et ramoner le conduit de fumée, et l’ADEME recommande de garder l’attestation au moins deux ans. L’arrêté du 20 juillet 2023, en vigueur depuis le 1er octobre 2023, ajoute en annexe qu’il est conseillé de faire deux ramonages par an, dont un pendant la période de chauffe, lorsque la consommation annuelle dépasse 2,5 tonnes de granulés.

Aides, TVA et chèque énergie

Le combustible bénéficie du taux de TVA de 10 %, mais l’appareil n’est plus soutenu de la même façon qu’avant. Depuis le 1er septembre 2026, l’aide par geste de MaPrimeRénov’ ne finance plus, en métropole, les équipements de chauffage au bois : le poêle et la chaudière à granulés en sont sortis, et ne restent finançables que dans un projet de rénovation d’ampleur. Le détail des parcours, des plafonds et des conditions figure sur notre page MaPrimeRénov’.

Le chèque énergie, lui, paie bien les granulés : il est remis au vendeur, à condition que celui-ci ait adhéré au dispositif. Son reliquat n’est pas remboursé pour ce type d’achat — autant l’utiliser sur une commande d’un montant supérieur au chèque, qui va de 48 à 277 € en 2026.

Dernier point, qui ne tient pas au prix : le bois-énergie utilisé dans les logements pèse 58 % des émissions annuelles de particules fines (PM2,5) en France, d’après le rapport Secten 2025 du CITEPA cité par l’ADEME en juin 2026. Remplacer un appareil ancien change beaucoup ce bilan : à quantité de chaleur égale, un poêle à granulés postérieur à 2012 émet en moyenne 260 fois moins de particules fines qu’un foyer ouvert, et consomme neuf fois moins de bois. Les autres énergies possibles pour chauffer un logement sont rassemblées dans notre rubrique chauffage.

Questions fréquentes

Est-ce que le prix du granulé dépend du prix du pétrole ?

Les deux séries du ministère ne vont pas dans le même sens. Entre le premier et le quatrième trimestre 2022, les granulés en vrac ont gagné 79,1 % quand le fioul domestique ne montait que de 14,9 % : la flambée du granulé venait de la demande et des coûts de fabrication, pas du baril. Depuis, le mouvement s'est inversé : sur un an, au deuxième trimestre 2026, le granulé prend 12,4 % et le fioul 50,2 %. Les deux marchés se tiennent donc de loin.

Combien de temps peut-on entreposer les granulés ?

L'ADEME conseille de ne pas les acheter trop longtemps à l'avance et de les utiliser dans l'année : au-delà, ils risquent de se dégrader et de moins bien chauffer (guide « Comment bien se chauffer au bois ? », juin 2026). Les sacs sont particulièrement sensibles à l'humidité : ils se stockent à l'intérieur, dans un local sec et aéré, légèrement surélevés, sur une palette par exemple. En fin de saison de chauffe, l'ADEME recommande aussi de vider et nettoyer le réservoir du poêle, pour éviter que les granulés restants s'agglomèrent.

Faut-il beaucoup de place pour stocker mes granulés ?

Cela dépend du format. Un poêle en chauffage principal consomme une à deux tonnes de granulés par an selon l'ADEME, soit environ 67 à 134 sacs de 15 kg : il faut un local sec, aéré et à l'abri de l'humidité, pas un hangar. Pour une chaudière alimentée en vrac, les granulés doivent être stockés dans un silo étanche à l'eau et à l'air, ce qui demande une pièce ou une annexe dédiée. Le réservoir du poêle lui-même contient de 15 à 50 kg, soit un à cinq jours d'autonomie.

Comment choisir la puissance d'un poêle à granulés ?

Elle se déduit des besoins de chauffage du logement, qui dépendent de la surface, de l'isolation et de la zone géographique, et non d'une règle au mètre carré. L'ADEME recommande de la définir avec l'installateur, à partir d'une étude thermique : ce calcul peut alourdir le devis, mais un appareil sous-dimensionné comme un appareil surdimensionné dégrade la performance de l'installation. Un poêle à granulés doit par ailleurs afficher au moins 79 % d'efficacité énergétique saisonnière pour respecter la réglementation européenne.

Sources

  1. SDES, base Pégase « Conjoncture mensuelle de l'énergie », fichier 1.4 « Prix ménages Bois », millésime d'octobre 2026 (publié le 09/10/2026, Licence Ouverte) : prix de la tonne et des 100 kWh de granulés en vrac et en sacs — consulté le
  2. SDES, « Conjoncture mensuelle et trimestrielle de l'énergie — Sources et méthodes », mise à jour du 24 avril 2026 : le CEEB relève le prix des granulés de bois — consulté le
  3. SDES, base Pégase, fichier 1.1 « Prix ménages Pétrole », millésime d'octobre 2026 : prix du fioul domestique et du propane aux 100 kWh — consulté le
  4. Arrêté du 30 mars 2022 relatif aux critères techniques auxquels doivent répondre certaines catégories de combustibles solides mis sur le marché et destinés au chauffage (annexe 1, granulés : humidité, cendres, fines, pouvoir calorifique) — consulté le
  5. Décret n° 2022-446 du 30 mars 2022 relatif aux informations générales données par les distributeurs de combustibles solides destinés au chauffage auprès des utilisateurs non professionnels — consulté le
  6. Code général des impôts, article 278 bis, 3° bis : taux réduit de TVA de 10 % sur les produits de la sylviculture agglomérés destinés au chauffage (version en vigueur au 27/10/2026) — consulté le
  7. BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-10-35 : les granulés relèvent du taux réduit de 10 % au titre des produits de la sylviculture agglomérés destinés au chauffage — consulté le
  8. ADEME, guide « Comment bien se chauffer au bois ? » (juin 2026, réf. 012467) : taux d'humidité des combustibles, stockage, entretien et ramonage, part du bois-énergie des logements dans les particules fines (CITEPA, rapport Secten 2025) — consulté le
  9. ADEME, fiche « Installer et utiliser un poêle à granulés » (mars 2023, réf. 012082) : rendements réels, consommation annuelle, puissance, coûts d'usage — consulté le
  10. ADEME, « Comment se chauffer au bois et préserver la qualité de l'air ? » (Clés pour agir, août 2025, réf. 011852) : stockage des granulés en sacs, entretien et ramonage — consulté le
  11. ADEME, guide « Comment changer de chauffage ? » (décembre 2025) : rendement des chaudières à granulés, fourchette de 85 à 105 % — consulté le
  12. Arrêté du 20 juillet 2023 précisant les spécifications techniques et les modalités pour l'entretien et le ramonage des dispositifs de chauffage décentralisés à combustible solide (annexe 2 : deux ramonages conseillés au-delà de 2,5 tonnes de granulés par an) — consulté le

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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